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Service SG Bois

Grumes et bois d’œuvre

Dimensions, forme, défauts visibles et accès sont examinés ensemble.

Grumes triées dans une cour de scierie

Le diamètre ne décrit pas toute la grume. La longueur, la forme, les défauts visibles et l’accès au terrain comptent autant pour comprendre ce qu’un lot peut donner. Cette page liste les informations qui rendent une description utile dès le premier message.

Photographier le tronc et les extrémités

Une photo du tronc entier, prise avec un peu de recul, situe la grume dans son environnement. Les deux extrémités méritent ensuite chacune une image nette : la section montre le cœur, les cernes, les fentes et les colorations que le fût ne laisse pas voir. Un gros plan isolé, sans rien pour donner l’échelle, se lit mal ; posez un mètre ou un outil à côté du bois.

Section de tronc montrant ses cernes et ses fissures
Dimensions et caractéristiques visibles sont examinées ensemble.

Ajoutez une vue de chaque défaut remarqué, même si vous ne savez pas le nommer. Contrôlez les images avant de quitter le terrain : le tronc, les extrémités et l’élément qui donne l’échelle doivent rester lisibles.

Donner des dimensions honnêtes

La longueur du fût et un diamètre approximatif complètent les photos. Notez la méthode employée : diamètre mesuré au milieu ou aux extrémités, sur écorce ou sous écorce. Un même arbre produit des chiffres différents selon la convention retenue, et cette précision évite les malentendus. Le cubage d’une grume abattue détaille ces méthodes et donne un volume ; il ne remplace ni le tri ni l’examen du bois.

Distinguer volume et qualité

Deux grumes d’un volume voisin ne se valent pas forcément. La rectitude, la taille et la position des nœuds, les fentes et l’état du cœur pèsent sur les usages possibles. La filière distingue d’ailleurs le bois d’œuvre, destiné au sciage, le bois d’industrie, dirigé vers la trituration ou le panneau, et le bois énergie. Une même grume peut fournir plusieurs de ces produits selon les tronçons.

Une grume écartée d’un débouché peut donc trouver un autre emploi.

Signaler la forme et les défauts visibles

Courbure marquée, fourche, gros nœuds, fentes en bout, traces de pourriture ou galeries d’insectes changent la lecture d’un lot. Leur effet dépend de l’emplacement du défaut et de l’usage envisagé : une courbure gêne une longue pièce droite mais tolère des débits courts. Décrivez ce que vous voyez sans chercher à conclure ; l’interprétation vient à l’examen du bois.

Préciser l’état et l’ancienneté des bois

Indiquez si les arbres sont encore sur pied, abattus récemment ou stockés depuis plusieurs mois. Ajoutez la date d’abattage, même approximative, puis photographiez les colorations, fissures ou traces visibles sans poser de diagnostic. Ces éléments décrivent l’état du lot au moment du message.

Décrire l’accès

Précisez si les bois sont rangés en bord de route, au sol dans la parcelle ou encore sur pied. Une pente forte, un chemin étroit, un pont limité en tonnage ou un sol qui reste humide modifient l’organisation nécessaire pour les sortir. Une photo de l’entrée et du chemin complète utilement le dossier.

Source : DRAAF Grand Est, bois d’œuvre, pour la distinction entre bois d’œuvre, bois d’industrie et bois énergie.

Réunir les éléments d’un premier échange

Photos du tronc et des extrémités, dimensions approximatives avec la méthode de mesure, commune et vue de l’accès donnent une base concrète.

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